Créatine [contribution]

La créatine est une substance dont on ne se lasse jamais de parler en nutrition sportive… Un des lecteurs d’Ergogéniq a eu la gentillesse de faire part d’un rapport rédigé sur le sujet dans le cadre d’un travail universitaire. Sans plus tarder voici un article rédigé par Maxime Huot-Lavoie, Étudiant au Baccalauréat en Science de la santé – Kinésiologie (Université du Québec à Chicoutimi). Il est possible de le joindre par courriel au [email protected]  

Bonne lecture !

Introduction

Le marché des produits de nutrition est de plus en plus lucratif, avec l’apparition constante de nouveaux produits, qui visent une clientèle assez variée. En effet, « la valeur estimée du marché mondial des produits de nutrition sportive (boissons pour sportifs non comprises) atteint 4,7 milliards de dollars américains en 2010» (B.D.M.I, 2010). Malgré l’ampleur du marché, l’efficacité de certains types de suppléments est assez controversée. Parmi ces suppléments, on retrouve la créatine. Cette substance augmente la production d’énergie (ATP) dans les muscles squelettiques pendant l’exercice anaérobie et est généralement utilisée pour améliorer la performance de courte durée et de haute intensité (Baron, 2015). L’utilisation de ce produit est aujourd’hui assez courante chez les sportifs, autant de niveau récréatif que de niveau professionnel (Terjung et al., 2000). Par contre, on remarque un intérêt pour la créatine et son métabolisme, dans le monde scientifique, depuis de nombreuses années. La créatine fut initialement découverte par un chimiste français nommé Michel-Eugene Chevreul, en 1832 (Salomons & Wyss, 2007). Un peu plus tard, un autre scientifique allemand du nom de Justus Von Liebig s’est intéressé à cette substance et a approfondi les recherches dans ce domaine, dans les années 1840 (Salomons & Wyss, 2007). Plusieurs années après la découverte de la créatine, aura lieu la découverte de la phosphocréatine, soit en 1927 ce qui a permis de mieux comprendre le rôle de la créatine dans la performance sportive (Salomons & Wyss, 2007). Toutefois, ce n’est que lorsque Harris, Soderlund et Hultman (1992), ont confirmé, dans leurs recherches, les effets de la supplémentation de créatine sur la concentration intramusculaire de phosphocréatine, qu’on remarque un intérêt marqué envers ce supplément auprès des consommateurs et dans les recherches (Deldicque & Francaux, 2012; Harris et al., 1992). En effet, depuis les années 1990, plusieurs études ont été faites sur les différents effets que peut avoir la supplémentation de créatine sur la concentration intramusculaire en phosphocréatine (Harris et al., 1992; Jones, Wilkerson & Fulford, 2009; Tang, Chan & Kuo, 2014) ainsi que sur la performance (Gotshalk et al., 2008; Gotshalk et al., 2002; Hopwood, Graham & Rooney, 2006; Juhasz, Gyore, Csende, Racz & Tihanyi, 2009). Présentement, ce type de supplément est l’un des plus vendus au Canada, au même titre que les suppléments de protéines (B.D.M.I, 2010). Dans le présent travail, nous avons décidé de nous concentrer sur un produit bien particulier, soit le monohydrate de créatine, en poudre de la marque « General nutrition compagny center (GNC) ». L’unique ingrédient qui est inscrit sur l’étiquette de ce produit est de la créatine monohydrate et son numéro de produit naturel est :80003532. Cette compagnie n’est pas accréditée par « NFS Certified for sport program ».

Dans un premier temps, nous allons expliquer plus en détail le supplément que nous avons choisi. Puis, nous présenterons les différentes clientèles visées par ce produit. Par la suite, nous explorerons les effets de la créatine sur la performance sportive, la sécurité du produit, les contre-indications, ainsi que les effets secondaires. Nous terminerons avec notre avis sur le produit en lien avec l’analyse que nous avons faite dans le présent document.

Présentation générale du produit

Sources de créatine

La créatine est une substance qui est naturellement synthétisée à partir de deux acides aminés, dans les reins, le foie et le pancréas. Ceux-ci fournissent quotidiennement environ 1g de créatine à l’organisme (McArdle, Katch & Katch, 2004). La créatine qui est fournie par l’alimentation ou encore par la prise de suppléments alimentaire est donc un élément nutritionnel non essentiel, qui permettrait d’augmenter la quantité de créatine qui est disponible dans le corps (Deldicque & Francaux, 2012). Les réserves de créatine se retrouvent principalement dans les muscles squelettiques (95 %) et sont importantes pour la formation d’ATP, qui permet la contraction musculaire (Deldicque & Francaux, 2012; McArdle et al., 2004; Mueller & Hingst, 2013). Il est bien démontré que la prise de supplément de créatine augmente la concentration de créatine et de phosphocréatine intramusculaire d’environ 20 % (Greenhaff, Bodin, Soderlund & Hultman, 1994; Harris et al., 1992). Harris et al. (1992), par exemple, présente que la supplémentation de 5g de créatine monohydrate de 4 à 6 fois par jour pendant 2 jours ou plus augmente significativement la concentration totale de créatine dans le muscle du quadriceps. Ce phénomène potentialise la formation d’ATP lors de l’utilisation du système énergétique anaérobie alactique (Casey & Greenhaff, 2000; Mueller & Hingst, 2013).

D’autre part, la créatine monohydrate est la forme sous laquelle sont habituellement vendus les suppléments de créatines. C’est entre autres pour cette raison que le choix du produit, pour le présent travail, s’est arrêté à celui-ci en particulier. De plus, plusieurs recherches ont observé ses effets, sur la performance dans des activités physiques aérobies et anaérobies, ainsi que sur la composition corporelle (Becque, Lochmann & Melrose, 2000; Chwalbinska-Moneta, 2003; Juhasz et al., 2009).

Dans un autre ordre d’idée, il a été proposé, il y a bien des années que le niveau initial de condition physique affecte la réponse du corps à la supplémentation de créatine monohydrate (MacDougall, Ward, Sale & Sutton, 1977). En effet, l’augmentation des réserves de créatine due à la consommation de supplément de créatine est plus marquée chez les individus ayant un niveau de condition physique initiale moins élevé (Harris et al., 1992; MacDougall et al., 1977).

Fonctionnement

Lors d’un effort anaérobie de haute intensité et de courte durée, le corps utilise principalement ses réserves intramusculaires de phosphocréatine, afin de resynthétiser l’ATP nécessaire aux contractions musculaires (Wilmore, Costill & Kenney, 2013). Lorsque ces réserves de phosphocréatine sont épuisées, l’organisme doit utiliser un autre substrat énergétique, afin de permettre la synthèse des ATP, qui est le glucose. La durée maximale de la capacité anaérobie alactique (phosphocréatine) est d’environ 20 à 30 secondes et une contribution du métabolisme glycolytique est présente après 7 à 8 secondes (Simard, 2015), ce qui fait diminuer le pH musculaire. La performance se voit alors limitée par l’augmentation de l’acidité dans le muscle. L’augmentation des réserves de phosphocréatine, induite par la prise de supplément de créatine monohydrate, pourrait donc permettre de maintenir un effort soutenu sur une plus longue période, en retardant l’utilisation du glucose pour la synthèse d’ATP (McArdle et al., 2004; Mueller & Hingst, 2013; Wilmore et al., 2013).

Clientèle visée

Dans une grande variété d’exercices, les besoins en ATP sont comblés par le métabolisme aérobie, qui fournit l’énergie chimique (ATP) par la phosphorylation oxydative (Wilmore et al., 2013). Par contre, il arrive, dans certains cas, que le métabolisme aérobie ne parvienne pas à fournir suffisamment d’ATP afin de répondre à la demande. Il est donc nécessaire que les systèmes énergétiques anaérobies lactiques et alactiques interviennent (Simard, 2015; Wilmore et al., 2013). La créatine participe dans le système anaérobie alactique, par hydrolyse de la phosphocréatine (Terjung et al., 2000). Les principaux cas où le corps doit utiliser la phosphocréatine comme substrat énergétique sont les suivants (Terjung et al., 2000):

  • Transition entre le repos et l’exercice
  • Transition d’une intensité initiale à une intensité plus élevée
  • Effort de 90-100% de la consommation maximale d’oxygène
  • Situation quand l’apport en oxygène est réduit (Ex. : chambre hypobare ou altitude)

Il est important de noter que l’utilisation du système énergétique anaérobie alactique varie en fonction de l’intensité, de la durée des exercices (Terjung et al., 2000). En effet, plus l’exercice est intense et plus la durée est courte, plus le système de phosphocréatine contribue à la formation d’ATP (Terjung et al., 2000).

À la lumière de cette analyse, il est possible de comprendre que l’utilisation de suppléments de créatine est principalement destinée aux athlètes qui visent à augmenter leurs performances dans des efforts de très haute intensité et de courte durée. Pour donner quelques exemples des joueurs football, des nageurs, des sprinteurs et des joueurs de hockey pourraient bénéficier d’une augmentation de performances avec ce type de supplément.

D’autre part, les personnes âgées ne sont pas à l’abri de la détérioration musculaire engendré par le vieillissement de leurs corps. En effet, le phénomène de la sarcopénie, qui est une dégénérescence naturelle de la masse musculaire et de la fonctionnalité des muscles, est provoqué par le vieillissement. Cette dégénérescence serait de 2% par année et débuterait vers la cinquantaine (Wilmore et al., 2013). Pour cette population, l’usage de la créatine permettra un gain de masse musculaire et de force musculaire, plus rapide suite à l’entrainement, qui pourrait réduire les effets de la sarcopénie (Candow, 2011). Les personnes âgées pourraient donc faire partie de la clientèle visée par ce type de suppléments.

 

Effet de la créatine sur la performance sportive

Croyance populaire de l’efficacité du produit

Avant d’observer plus en détail l’influence du produit sur la performance, il est intéressant d’observer les croyances populaires sur l’usage de ce produit. Il est important de mentionner que ce qui est avancé dans ce paragraphe provient de source sans fondement scientifique et qui se retrouve sur la première page de Google lorsque nous y écrivons « créatine ». Des sites internet tels que bodybuilding.com et musculaction.com mentionnent que la créatine permet d’effectuer plus de répétition lors d’un exercice, d’augmenter la vitesse, donc permettre de faire des mouvements plus explosifs durant lors d’exercices à haute intensité. Il est aussi mentionné que la créatine permet d’augmenter son endurance musculaire et faciliterait la récupération des muscles. Il y est aussi mentionné qu’un gain de 1-3 kg de masse musculaire pourrait être sollicité en moins de quelques semaines. D’autre part, des recommandations telles qu’une bonne hydratation et un programme d’exercices adéquat (aucune précision) sont des facteurs importants pour une prise de masse musculaire optimale. Bien sûr certaines de ces affirmations peuvent être vraies, mais majoritairement ce ne sont que de simples croyances qui sont véhiculées majoritairement par des compagnies qui visent à augmenter la vente de leurs produits. Afin de mieux comprendre les effets de la créatine, le présent document est divisé en plusieurs sections qui vissent expliquer l’effet de la supplémentation de créatine sur différentes variables de la performance physique.

Effet sur la performance anaérobie

Plusieurs études ont démontré que l’amélioration de la performance due à la supplémentation de créatine est plus marquée dans des exercices de haute intensité répétée et séparée par de courts intervalles de repos, de 20 à 60 secondes (Balsom, Soderlund, Sjodin & Ekblom, 1995; Bosco et al., 1997; Dawson et al., 1995; Greenhaff et al., 1993). Cet effet pourrait être expliqué par deux principaux facteurs. Dans un premier temps, l’augmentation de la concentration de créatine dans les muscles permettrait une resynthèse plus rapide de la phosphocréatine qui serait disponible pour la formation d’ATP (Terjung et al., 2000). Donc, la performance pourrait être maintenue plus constante lors d’efforts maximaux répétés (McArdle et al., 2004; van Loon et al., 2003). Cette augmentation de la performance, dans des situations de sprints répétés, peut même être observée après une période brève d’utilisation du supplément (Harris et al., 1992; McArdle et al., 2004). Pour poursuivre, le deuxième facteur serait plutôt en lien avec le métabolisme glycolytique. En effet, il a été démontré qu’une diminution de la concentration sanguine de lactate après effort en résistance pourrait être provoquée par la prise de supplément de créatine. Cela pourrait être expliqué par une réduction de l’utilisation du système anaérobie lactique pour un effort équivalant suivant l’utilisation de supplément de créatine (Casey, Constantin-Teodosiu, Howell, Hultman & Greenhaff, 1996; Juhasz et al., 2009). En considérant ces deux facteurs, il est possible de conclure que l’utilisation de ce type d’aide érgogène amènerait à une récupération plus rapide, lors d’exercices intenses répétés (Casey et al., 1996; Earnest, Snell, Rodriguez, Almada & Mitchell, 1995; Juhasz et al., 2009).

L’usage de supplément de créatine pourrait aussi augmenter la durée de la capacité maximale du système énergétique anaérobie alactique. Afin d’apporter un exemple plus concret, nous pouvons prendre comme exemple les travaux de Chwalbinska-Moneta (2003). Il est décrit qu’à la suite d’une période de surcharge de créatine, soit la prise de 20g par jours pendant 5 jours, on remarquait une augmentation significative des performances chez des rameurs de haut niveau. En effet, le groupe ayant consommé des suppléments de créatine augmentait la durée du sprint d’effort maximal d’environ 12 secondes, par rapport au groupe placebo. Le taux de lactate après était aussi identique dans les deux groupes, cela suppose que la créatine pourrait augmenter la durée de la puissance anaérobie, indépendamment des effets des entrainements intensifs d’endurances qui étaient similaires dans les deux groupes (Chwalbinska-Moneta, 2003).

D’autres effets sur la performance anaérobie ont été identifiés dans une autre étude portant sur l’utilisation de supplément de créatine chez des joueurs de soccer. Cette recherche a démontré trois principales adaptations qui ont modifié la performance dans des exercices de sprint (Cox, Mujika, Tumilty & Burke, 2002).

  • Augmentation de la performance des exercices de sprint répété ou d’agilités
  • Diminution marquée de la fréquence cardiaque à l’effort
  • Diminution de la concentration de lactate sanguin et augmentation du pH sanguin lors des phases initiales d’un exercice

En somme, il est clairement démontré que la consommation de créatine amène une augmentation des performances lors d’effort de très haute intensité, et ce lors d’une consommation à court (Chwalbinska-Moneta, 2003; van Loon et al., 2003) et à long terme (van Loon et al., 2003). Cette augmentation de performance serait principalement observée lors d’exercices de haute intensité répétés, qui sont séparés par de courtes périodes de repos (Balsom et al., 1995; Bosco et al., 1997; Dawson et al., 1995; Greenhaff et al., 1993). On remarquerait principalement une diminution de la concentration de lactate après un effort et a une récupération plus rapide lors après un effort d’intensité élevé (Casey et al., 1996; Earnest et al., 1995; Juhasz et al., 2009). Ce qui pourrait laisser croire que la consommation de supplément de créatine permet une utilisation prolongée du système énergétique anaérobie alactique lors d’effort de haute intensité (McArdle et al., 2004; Terjung et al., 2000; van Loon et al., 2003).

Effet sur la performance aérobie

Les effets de la consommation de créatine sur la performance aérobie sont très controversés. Certains montrent des effets positifs à utiliser ce produit afin d’améliorer cette qualité physique. Ces recherches supposent que la créatine aurait pour effet d’augmenter le métabolisme aérobie en augmentant les capacités oxydatives et l’utilisation des substrats énergétiques. Ce qui pourrait augmenter l’endurance et la performance durant des activités physiques sous maximal (Brannon, Adams, Conniff & Baldwin, 1997). De plus, la prise de ce supplément, sur une période prolongée, pourrait augmenter l’expression des récepteurs GLUT4, avec un entrainement en résistance et diminuer la régression de l’expression des récepteurs GLUT 4, lors d’une immobilisation (Op ‘t Eijnde, Urso, Richter, Greenhaff & Hespel, 2001). Ces réactions pourraient affecter le stockage de glycogène musculaire et augmenter la durée maximale d’utilisation de glycogène dans un métabolisme aérobie (Op ‘t Eijnde et al., 2001). De plus Chwalbinska- Moneta (2003), présente une conclusion qui laisse croire que la supplémentation de créatine monohydrate aurait un effet significatif, sur les performances en endurance chez les nageurs de haut niveau.

Cependant, il y a plusieurs recherches qui démontrent le contraire et suppose que la consommation de créatine n’affecterait pas la durée avant d’atteindre le niveau de fatigue, lors d’un effort aérobie (Vandebuerie, Vanden Eynde, Vandenberghe & Hespel, 1998). Il est aussi proposé que l’utilisation de cette aide ergogène n’augmenterait pas la capacité du métabolisme aérobie ni l’utilisation des substrats énergétique pour améliorer l’endurance lors d’exercice de cyclisme (van Loon et al., 2003).

L’utilisation de supplément de créatine afin d’améliorer les performances aérobies n’est pas clairement définie dans les recherches scientifiques. Toutefois, il n’y pas vraiment de preuve concrète, selon l’ACSM (American College of Sport Medecine) pour assumer que la consommation de supplémentation de créatine améliore la performance aérobie (Terjung et al., 2000). En somme, comme il est démontré plus haut, la consommation de créatine semble avoir des bénéfices sur les sprints, qui peuvent être nécessaires dans une performance d’endurance, pendant ou à la fin d’une course (Terjung et al., 2000). Elle peut aussi avoir un effet lors de changement de vitesse ou d’intensité lors d’un sport d’endurance, ce qui pourrait augmenter les performances lors d’une activité ou une épreuve aérobie (Terjung et al., 2000).

Effet sur la force musculaire

Les effets de la supplémentation de créatines sur la force musculaire sont assez bien établis dans les recherches scientifiques. En effet, plusieurs études ont observé les différents bénéfices de la supplémentation de créatine autant dans des situations de performance que dans des situations de réadaptation. Pour n’en présenter que quelques- unes, il a été démontré que la supplémentation de créatine à court terme prévient la perte de masse maigre et de la force, lors d’une immobilisation des membres supérieures pouvant être due, par exemple à un accident (Johnston, Burke, MacNeil & Candow, 2009). Une autre étude indique également qu’une telle supplémentation a des effets sur l’augmentation de la force des membres inférieures pour des exercices de moins de trois minutes (Lanhers et al., 2015). D’autres résultats, qui ont été comptabilisés après une supplémentation de créatine sur 14 jours suggère une amélioration de la force musculaire des muscles supérieure en retardant la fatigue neuromusculaire chez des personnes plus âgées (Stout et al., 2007). Malgré les effets positifs sur la force musculaire qui sont démontrés plus haut, la littérature scientifique ne montre pas que des effets positifs sur l’utilisation de ce produit. En effet, des travaux sur une supplémentation de créatine d’une durée de 7 jours ont démontré des gains sur la puissance musculaire, mais n’ayant pas d’effet sur la force maximale (Zuniga et al., 2012). Finalement, il est possible de comprendre qu’une bonne quantité d’étude démontrent que la consommation de supplément de créatine monohydrate pourrait avoir un effet bénéfique sur la force musculaire, autant en situation d’entrainement que lors de l’immobilisation d’un membre (Johnston et al., 2009; Lanhers et al., 2015). Par contre, quelques études proposent encore que l’utilisation de cet aide érogène n’apporte pas de bénéfice pour cette composante de la condition physique (Zuniga et al., 2012).

Effet sur la composition corporelle

Plusieurs personnes utilisent la créatine afin de modifier leur image corporelle, mais ces individus sont souvent mal informés sur les effets réels du produit. L’utilisation du produit est souvent combinée à un entrainement en hypertrophie, dans le but d’augmenter la masse musculaire. Cependant, à court terme, l’augmentation de la grosseur des muscles sera attribuable à la rétention d’eau dans les tissus intramusculaires et non à une masse maigre. En effet, une augmentation de masse corporelle de 1-3Kg due au changement d’osmolarité, causé par l’augmentation de la concentration de créatine dans les muscles, est observable, dans les premiers jours de la période de surcharge initiale (Terjung et al., 2000). Ce qui amène à une diminution de l’urine et une rétention d’eau dans les muscles. Cette observation est moins importante chez la femme puisque celle-ci possède généralement moins de masses maigres.

D’autre part, il est proposé que la prise de supplément de créatine lors d’un entrainement en résistance n’avait pas d’effet significatif sur la prise de masse maigre en comparaison avec un entrainement sans supplémentation (Ferguson & Syrotuik, 2006). En revanche, certaines études démontrent une hypertrophie musculaire par l’utilisation de la créatine lorsque cette consommation est accompagnée d’un entraînement en résistance (Salomons & Wyss, 2007; van Loon et al., 2003).

Dans un autre ordre d’idée, la consommation de créatine pourrait aider au maintien de la masse maigre lors de l’immobilisation d’un membre (Johnston et al., 2009). En somme, l’effet à court terme des suppléments de créatine sur la composition corporelle est donc assez controversé.

Utilisation de supplément de créatine à long terme

La majorité des études sur l’utilisation de la créatine comme aide ergogène, présenté précédemment, ont été réalisées sur une courte période de temps. Par contre, il a été démontré que l’utilisation de supplément de créatine sur une période de 1 mois ou plus en combinaison avec un entrainement en résistance pouvait augmenter les adaptations physiologiques normalement causées par l’entrainement (Terjung et al., 2000). Les différents effets observés sont les suivants : Augmentation de la masse maigre, de la force maximale et de la puissance maximale, ainsi que l’hypertrophie musculaire (Terjung et al., 2000). Finalement, on observe un maintien de l’augmentation des performances dans les exercices à haute intensité, et ce après 6 semaines de consommation de supplément de créatine en continu (van Loon et al., 2003).

Âge

Les effets de la supplémentation de créatine peuvent avoir des différences selon le groupe d’âge et du sexe des personnes qui en consomme. Effectivement, les effets de la créatine sur la performance auraient une meilleure réponse entre 18 et 35 ans (Terjung et al., 2000). Chez les individus de ce groupe d’âge, l’augmentation de la masse et de la force musculaire est plus élevée que chez les adultes plus âgés. Chez les sujets dans la cinquantaine, les études démontrent que la consommation de créatine aide principalement à augmenter la concentration musculaire de phospocréatine et le temps avant de ressentir de la fatigue lors de l’effort physique en résistance (Terjung et al., 2000). D’autre part, chez les consommateurs de 60-82 ans, les consommateurs de cet aide ergogène auraient des effets minimes sur leur performance en consommant de la créatine après leur entrainement, comparativement à ceux qui ne font que s’entrainer en résistance. Effectivement, pour ce groupe d’âge les effets ne sont pas significatifs sur la force et l’augmentation du temps avant de ressentir la fatigue en comparaison à ceux qui ne consomment pas la créatine. Par contre, la prise de supplément de créatine directement après l’entrainement pourrait diminuer les conséquences de la sacropénie qui est une problématique majeure pour ce groupe d’âge (Candow, 2011). En somme l’effet de la créatine est plus marqué chez les jeunes adultes en comparaison aux personnes d’un âge plus avancé (Terjung et al., 2000).

Loi entourant la créatine

En dépit de son effet marqué dans la performance sportive, la créatine est tout à fait légale au Canada, ainsi que dans plusieurs pays (Busko, 2004). Cependant l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), a émis un rapport en 2001 sur « l’évaluation des risques présentés par la créatine pour le consommateur » (Pérès, 2001). Ce rapport expliquait les risques potentiellement cancérigènes de l’utilisation du produit, afin de faire le point sur le sujet. Par contre, cinq ans après la publication de ce rapport, la créatine s’est retrouvée en vente libre puisqu’il n’est pas considéré comme un produit dopant. Au Canada, les suppléments de créatines sont en ventes libres dans plusieurs magasins spécialisés et d’autres points de vente. Par contre, depuis 2004, Santé Canada exige un numéro de produit naturel (NPN) sur tout supplément sur le marché (Simard, 2015). Finalement, la créatine n’est actuellement pas inscrite sur la liste des substances interdites par l’agence mondiale antidopage (W.A.D.A, 2016).

Sécurité du produit

Les suppléments de créatine sont utilisés par plusieurs types de consommateurs, autant de niveaux professionnels que récréatifs. Certains sont convenablement informés sur la façon d’utiliser le produit, alors que d’autres suivent plutôt des recommandations sans fondement scientifique qu’ils peuvent facilement trouver sur internet. Cependant, l’utilisateur d’un tel produit s’expose à plusieurs risques pouvant nuire à sa santé. Les commerçants vantent les effets de la prise de masse et l’augmentation de la performance qui est causée par la consommation de leur produit. Par contre, le surplus de créatine doit être éliminé par les reins, des études menées sur des rats atteints de maladies rénales chroniques ont démontré que l’utilisation du produit peut engendrer une néphrotoxicité, qui est une diminution des fonctions rénales, qui peut être causée par la consommation d’une substance externe (Dori, Humbert, Burnier & Teta, 2014). Selon l’AFSSA, ce produit aurait un risque cancérigène, lorsqu’il est utilisé à long terme, mais le manque d’étude sur le sujet fait en sorte qu’une telle allégation ne peut être prouvée (Pérès, 2001). Malgré les risques qui ont été identifiés plus haut, la majorité des recherches effectuée sur la créatine n’ont pas montré d’impact négatif chez un sujet en bonne santé où les doses étaient règlementées.

Effet secondaire et contre-indication

Effets secondaires

Bien que nous ne connaissions pas réellement les effets à long terme du supplément de créatine (Extenso, 2014), il existe certains effets qui ont été rapportés au cours de plusieurs études (Terjung et al., 2000). Nous parlerons ici d’effets secondaires les plus souvent ressortis dans les études et les recensions d’écrits. Des crampes musculaires, de la rétention d’eau, diarrhée et nausée sont les effets les plus souvent ressortis (Extenso, 2014; Fréchette, 2009; Terjung et al., 2000). Il est démontré que toute consommation dépassant les doses recommandées accroit les risques de complication liés à son utilisation (Extenso, 2014; Fréchette, 2009; Terjung et al., 2000). On observe un gain des dimensions musculaires significatif, observé surtout lors des deux premières semaines, mais il serait principalement attribué à la rétention d’eau et non à l’hypertrophie des tissus musculaires (Fréchette, 2009). Un des effets les plus néfastes qui est noté avec la consommation de supplément de créatine à long terme est une diminution de la synthèse naturelle de créatine par les reins, le foie et le pancréas (Terjung et al., 2000). Comme il est mentionné plus haut, l’utilisation de créatine pourrait mener à une néphrotoxicité ce qui peut causer des effets négatifs sur la santé (Dori et al., 2014). Dans le même ordre d’idée, il existerait une corrélation entre le taux de prise de créatine et les problèmes rénaux (Safari et al., 2016). En effet, comme le surplus de créatine est rejeté dans l’urine, une consommation supérieure aux recommandations pourrait endommager les reins pourraient causer une surcharge de travail pour ceux-ci (Extenso, 2014). Finalement, la prise de ce supplément sur une période de temps prolongé, en toute sécurité, ne peut être garantie (van der Merwe, Brooks & Myburgh, 2009)

Contre-indication

Bien que davantage d’études sont nécessaires pour mieux connaitre les effets, il existe une certaine population pour qui la prise de créatine ne serait pas recommandée. En effet, il n’est pas conseillé de prendre ce supplément chez les femmes enceintes ou qui allaitantent (Medicine, 2015). Il est aussi recommandé aux personnes ayant un diagnostic de diabète d’être particulièrement vigilant lorsqu’il souhaite utiliser ce supplément (Medicine, 2015; Terjung et al., 2000) puisque le surplus de la créatine peut causer une surcharge de travail pour les reins et ainsi les endommager. En effet, les reins sont affectés par l’hyperglycémie qui est causée par le diabète. Une surcharge de travail du rein pourrait donc être observée si l’on combine la consommation de créatine en plus de la pathologie, ce qui pourrait amener à une néphropathie (Canada, 2011; Medicine, 2015; Terjung et al., 2000). De plus, ce supplément ne serait pas recommandé pour les gens atteints de trouble hépatique (Fréchette, 2009). L’utilisation de cet aide érogène chez les jeunes de moins de 18 ans ou pour les personnes en période de croissance serait aussi contre-indiquée, puisque les gains de poids associé pourraient causer un stress trop important sur les ligaments et les articulations. (Extenso, 2014; Fréchette, 2009). Finalement, une augmentation du risque d’apparition d’effets secondaires a été rapportée par des consommateurs ayant une consommation trop importante de caféine (Medicine, 2015).

Limitation des recherches utilisées

Il a été proposé par l’ACSM (American College of Sport Medecine) que les différentes recherches qui ont été menées afin de déterminer l’efficacité des suppléments de créatine monohydrate, pouvait être biaiser par plusieurs facteurs (Terjung et al., 2000). L’un d’eux était assez intéressant à présenter dans le cadre du présent travail?, car nous avons vu l’effet possible de ce facteur dans plusieurs situations. En effet, l’ACSM stipule que nous pouvons prendre en considération qu’un effet placebo pourrait avoir modifié les performances, chez les personnes qui consommait les suppléments en comparaison aux groupes contrôle, dans plusieurs études (Terjung et al., 2000). D’autre part, il est aussi important de noter que la majorité des études ont été faites avec un faible nombre de participants et souvent sur une courte période de temps, ce qui pourrait expliquer pourquoi les études sont souvent contradictoires. De plus, il est fréquemment mentionné, dans les recherches, que d’autres investigations seraient nécessaires afin de mieux comprendre les effets du produit. Il est aussi important de noter que, comme la vente de produits de supplémentation pour sportif est un marché qui est assez lucratif, il se peut que certaines études qui ont été citées, dans la présente analyse, pourraient être financées par des compagnies qui produisent ces suppléments. Ce qui pourrait laisser croire que les données auraient pu être biaisées. Par contre, nous avons tout de même tenté d’être critiques dans le choix des études lors de la recension des écrits.

Conclusion

Après avoir observé les différents effets des suppléments de créatine sur les variables de la performance physique, il est maintenant possible de confirmer que la plupart des informations qui sont présentées aux consommateurs sur des sites internet populaires sont sans fondement scientifique. Par contre, il est bien démontré que l’utilisation de suppléments de créatine peut amener beaucoup de bénéfices lorsque son utilisation est justifiée. La présente revue de littérature à démontrer que l’augmentation de la performance causée par la consommation de cette aide ergogène était surtout observée dans des efforts de sprints répétés (Balsom et al., 1995; Bosco et al., 1997; Dawson et al., 1995; Greenhaff et al., 1993). Cependant, les effets sur les performances aérobies ne semblent pas être significatifs (Terjung et al., 2000). En ce qui a trait à la force musculaire, la créatine semble amener des bénéfices à court et à long terme sur cette variable de la performance physique. De plus, cet aide ergogène pourrait être un complément intéressant lors de la réhabilitation musculaire (Johnston et al., 2009). D’autre part, les effets qui semblent être le plus prôner par les vendeurs, c’est-à-dire les effets sur la composition corporelle, ne sont pas très bien établis dans la littérature (Salomons & Wyss, 2007; van Loon et al., 2003), ce qui laisse croire que les personnes qui vendent le produit ne se soucient pas vraiment de l’atteinte de l’objectif de leurs clients, mais qu’ils mettent plutôt l’accent sur la vente du produit. En somme, les suppléments de créatines peuvent procurer des effets positifs, sur la performance et sur les objectifs de certains athlètes. Par contre, les risques associés à la consommation du produit doivent être pris en compte par l’utilisateur ou par la personne qui conseille son utilisation.

Dans un autre ordre d’idée, la créatine suscite un bon nombre de questionnements puisque le produit est victime d’une mauvaise réputation et de plusieurs fausses croyances à son sujet. Au vu des dires et des preuves recueillies à ce jour, nous sommes en accord avec l’utilisation de ce produit dans un milieu sécuritaire et contrôlé puisque les risques semblent être assez minimes. Cependant, le type de clientèle utilisant ce produit doit être spécifique, afin de justifier son usage. Un sportif pratiquant une activité de haut niveau, dans laquelle il doit effectuer des efforts anaérobies alactiques, comme un athlète d’haltérophilie ou encore un sprinteur, pourrait profiter des bénéfices offerts par la créatine.

Pour conclure, en dépit du débat concernant la créatine, nous sommes d’avis que son utilisation peut apporter son lot de bienfaits. Nous pourrions le recommander chez un athlète élite afin que celui-ci puisse améliorer ses performances dans la filière anaérobique alactique, tout en prenant en considération le sport qu’il pratique. Ses effets ont également été prouvés chez les personnes de plus de 50 ans et plus ayant un diagnostic de sarcopénie ce qui pourrait également expliquer une recommandation à cet égard. Finalement, l’utilisation de supplément de créatine pourrait être intéressante pour certains individus, mais avant de recommander ce produit, il est important de s’assurer de trois éléments importants. Soit la sécurité du produit pour la personne, son efficacité dans les objectifs visés par le client et la légalité de son utilisation dans le pays où on le conseille.

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