CACAO, CHOCOLAT ET PERFORMANCE

Il existe deux visions diamétralement opposées de la consommation de chocolat.  D’une part, le chocolat est traditionnellement considéré comme un aliment « malsain »; notamment en raison de la teneur calorique élevée de plusieurs produits de confiserie à base de chocolat (ex. : matières grasses, sucres raffinés). À cela s’ajoute sa réputation croissante comme étant un aliment « addictif ». D’autre part, une littérature scientifique croissante met au jour le potentiel thérapeutique de la consommation de chocolat noir ou de cacao à jouer un rôle la prévention et/ou le traitement d’un ensemble de conditions ou problèmes de santé associés au stress oxydatif et à l’inflammation. Parmi les champs thérapeutiques concernés, on compte diverses maladies neurodégénératives, cardiovasculaires et métaboliques. Par ailleurs, on assiste également à l’arrivée de plusieurs produits à forte teneur en cacao sur le marché de la nutrition sportive; qu’il s’agisse de breuvages, de barres ou de gels. Tout cela est sans compter la consommation fréquente de lait au chocolat chez plusieurs sportifs. Alors, chocolat et sport font-ils bon ménage ?

Chocolat ou cacao ?

Avant toute chose, il importe de mentionner que le cacao est la matière première de la fabrication du chocolat. Le cacao est principalement consommé sous forme de chocolat, noir surtout; donc cacao et chocolat ne sont pas forcément interchangeables. Le cacaoyer (Theobroma cacao), l’arbre produisant les fèves, est originaire de l’Amazonie, mais fut initialement domestiqué en Amérique Centrale où il est cultivé depuis près de 4000 ans. Cependant, le cacaoyer est désormais cultivé à l’échelle mondiale. Diverses concoctions (chaudes ou froides) à base de fèves de cacao fermentés étaient consommées à travers diverses cultures d’Amérique Centrale, dont les Mayas, les Olmèques et les Aztèques. La préparation exacte de telles concoctions variait énormément d’un endroit à l’autre; et de nombreuses recettes différentes existaient à cet égard. Outre son usage comme substance rituelle sacrée et comme monnaie d’échange, le cacao était utilisé pour diverses applications thérapeutiques : problèmes gastrointestinaux (ex. : diarrhée), problèmes respiratoires (ex. : toux), infections etc.

Vase Aztèque ayant contenu une préparation de cacao (c. 1100)

Vase Aztèque ayant contenu une préparation de cacao (c. 1100)

Cela dit, le potentiel ergogène du cacao n’a pas échappé aux Aztèques ! Après tout, les fruits du cacao étaient également utilisés chez les guerriers Aztèques comme produit stimulant et coupe-faim au cours de leurs longues et pénibles expéditions militaires… Bien plus tard; qu’il s’agisse d’une coïncidence ou non, il est aussi intéressant de se rappeler que des produits chocolatés enrichis en métamphétamine (un dérivé d’amphétamine aujourd’hui mieux connu comme du « crystal meth ») furent développés et mis en marché en Allemagne durant les années 1930s-1940s. Ces produits chocolatés particuliers ont initialement connu un grand succès commercial pour être ensuite largement distribués au sein des forces armées pour soutenir l’effort de guerre durant la Seconde Guerre Mondiale.

Chocolat enrichi à l'amphétamine (Allemagne, années 1930)

Chocolat enrichi à l’amphétamine (Allemagne, années 1930)

Quoiqu’il en soit, on attribue les différentes propriétés stimulantes, relaxantes, euphorisantes, aphrodisiaques, toniques et anti-dépressives du cacao et à la présence d’une multitude de composés pharmacologiquement actifs. La composition chimique des fèves de cacao varie considérablement d’une variété à l’autre ainsi que d’une période à l’autre. Quoiqu’il en soit les fèves de cacao contiennent des composés méthylxanthines tels que la caféine, la théobromine, la théophylline. Généralement, l’effet de ces substances-là similaires les unes aux autres sur le système nerveux central se manifeste entre autres par une augmentation de l’éveil et de la vasodilatation.

Théobromine Théobromine

ThéophyllineTheophylline

Caféine

Caféine

 

En plus des propriétés décrites plus haut, ces dernières années ont vu une augmentation de l’intérêt des chercheurs pour les propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires du cacao. En effet, le cacao contient des polyphénols en grandes quantités tels que la catéchine, l’épicatéchine, le clovamide, la quercétine et divers procyanidines. Entre autres, les données in vitro et in vivo actuellement disponibles suggèrent que les polyphénols contenus dans le cacao puissent améliorer les mécanismes antioxydants et anti-inflammatoires de l’organisme, tout en améliorant la fonction immunitaire. Une étude réalisée il y a quelques années, indique qu’une portion de chocolat noir possède une capacité antioxydante supérieure à la quantité d’antioxydants consommée dans la diète quotidienne nord-américaine. Toutefois, la majorité des données cliniques actuellement n’indiquent pas de changement dans les marqueurs d’inflammation chez les individus sains. Les mêmes polyphénols facilitent également la production de NO, en ajout à l’effet déjà exercé par les nitrates contenus dans le cacao. Il faut cependant mentionner que la teneur et la composition exacte du cacao en polyphénol demeure encore largement inconnue à l’heure actuelle, comme en témoigne la découverte à la fin de l’année 2015 de polyphénols complètement inconnus jusqu’alors dans le cadre du projet COMETA. À cet égard, on estime que la composition du cacao n’est connue qu’à environ 25% ; les recherches en ce sens sont toujours en cours.

Catéchine

Catéchine

 

Il est intéressant de noter que le contenu en polyphénols et de théobromine du chocolat, même noir, n’est qu’une fraction de celle du cacao. C’est sans doute parce qu’une grande partie est perdue dans la fermentation et la transformation industrielle du cacao en chocolat… Malheureusement cet amalgame-là est souvent utilisé par l’industrie du chocolat pour mettre de l’avant les « vertus santé » de ses produits.Le contenu du chocolat en cacao et en polyphénols que ce dernier renferme diminue à mesure qu’on y ajoute du lait, de la crème, du sucre et d’autres additifs. Le chocolat dit « noir » est principalement constitué de cacao (50-85%, avec le minimum d’additifs). Le chocolat noir est riche en gras insaturés (acide stéarique). Le chocolat dit « au lait » contient moins de cacao (20-30%) et est riche en sucres et en calories. La présence de sucre semble atténuer les effets cardioprotecteurs du cacao. Pour sa part, le chocolat dit « blanc » est principalement constitué de beurre de cacao mélangé à du lait et à du sucre. Reflétant l’intérêt accru du public envers le cacao ou du chocolat noir, de nouvelles formes de consommation de ces substances ont aussi récemment fait leur apparition; telles que des pillules  ou mêmes des « shooters ». Reste à voir si de tels produits connaîtront ou non le succès escompté en tant que produits nutraceutiques.

Potentiel ergogène: le cacao et le chocolat noir sont-ils efficaces ?

Des données scientifiques permettent de penser que la consommation de cacao ou de chocolat noir pourrait aider à améliorer la performance aérobie et anaérobie. Par exemple, des données épidémiologiques à cet égard suggèrent que la consommation de cacao exerce un effet cardioprotecteur chez les individus qui en consomment régulièrement; via une amélioration de la fonction endothéliale accompagnée d’une diminution de la pression artérielle; aussi bien au repos qu’à l’effort. Des résultats semblables sont observés dans le cadre d’études expérimentales effectuées chez des individus avec divers problèmes cardiovasculaires tels que l’hypertension, la maladie coronarienne artérielle ou le diabète. Des études in vitro et in vivo indiquent que la consommation de cacao ou de chocolat noir exerce un effet vasodilatateur, ce qui amène un plusieurs chercheurs à considérer le cacao et le chocolat noir comme des agents vasodilatateurs sucsceptibles d’améliorer la performance cardio-respiratoire. C’est ainsi qu’un nombre croissant d’auteurs considèrent le cacao et/ou le chocolat noir au comme étant la  »nouvelle betterave » de la nutrition sportive.

Par ailleurs, la consommation chronique de chocolat en petites quantités pourrait donc être bénéfique pour la performance cognitive. Des données cliniques indiquent que la consommation de cacao pourrait contribuer à réguler l’humeur ainsi que les symptômes de diverses maladies neurologiques. Par exemple, des données obtenues de 1000 sujets participant à l’étude longitudinale Maine-Syracuse suggèrent que la consommation régulière de chocolat en petites quantités (au moins 1 fois/semaine) est associée sur une période de 25 ans à une amélioration de divers aspects de la cognition : mémoire de travail, mémoire visuo-spatiale, le travail multi-tâches et la pensée abstraite. Soulignons que malgré les limitations méthodologiques évidentes d’une telle étude, ces résultats sont valables même en contrôlant divers facteurs confondants tels que l’état de santé, l’âge, le sexe, le niveau d’éducation et les habitudes alimentaires. D’une part, des données issues de 2 petites études cliniques chez des sujets sains suggèrent que la supplémentation aigües en cacao pourrait améliorer la performance cognitive (ex.: mémoire, temps de réaction, éveil) et réduire la fatigue mentale à court terme. Il est fait état d’une augmentation du flux sanguin vers certaines régions du cerveau. Ces améliorations de la fonction cognitive semblent s’observer dans diverses situations : fatigue, manque de sommeil, vieillissement, dépression.

Il est possible que l’amélioration de la fonction cognitive associée à la consommation de cacao ou de chocolat noir soit attribuable (du moins en partie) à une augmentation de la perfusion cérébrale subséquente à une vasoldilatation des vaisseaux sanguins alimentant le cerveau. En effet des données issues d’études effectuées avec la résonance magnétique et avec imagerie par ultrasons indiquent une augmentation significative de la circulation sanguine dans le cerveau de sujets en santé suivant la consommation de cacao sur des durées variant de 1 à 2 semaines. Des observations semblables existent également pour une consommation aigue de chocolat noir. Cependant, les données chez les sujets entraînés ou athlètes se font attendre à cet égard.

Le chocolat a également acquis une réputation en tant qu’aide à la récuperation après l’effort.  Le cacao et le chocolat noir peuvent améliorer la récupération suivant un effort physique en raison de ses propriétés antioxydantes et en partie parce qu’il est généralement associé à d’autres éléments nutritifs (par exemple, des glucides et des protéines). Très peu d’études à ce jour ont examiné l’efficacité du cacao sur l’exercice de récupération. Cependant, Wiswedel et al. (2004) ont suggéré que les boissons à base de cacao contenant flavanols ont diminué les niveaux de F2-isoprostanes, une mesure du stress oxydatif, après un exercice intense. Récemment, une autre étude a examiné l’efficacité d’une boisson à base de cacao sur les dommages des muscles squelettiques et des douleurs musculaires après un protocole de marche descendante. La boisson à base de cacao n’a eu aucun effet sur les marqueurs sanguins de lésions musculaires (CK, IL-6, IL-8, ou isoprostanes urinaires). Cependant, les auteurs avaient observé que la boisson de cacao était efficace dans la réduction perçue des douleurs musculaires de 24 à 48 h après l’exécution de la descente.  De même, une récente étude a pu mettre en lumière une amélioration de la performance aérobie ainsi qu’une atténuation du dommage musculaire après l’effort chez des joueurs de soccer professionnels suite à la consommation de cacao.

De plus amples recherches sont nécessaires pour examiner le potentiel ergogène du cacao et du chocolat noir. En outre, les nouvelles recherches devront examiner le dosage ainsi que la formulation optimaux du cacao et du chocolat noir devront être déterminés.

Récemment, une supercherie impliquant la publication d’une fausse étude clinique indiquant une perte de poids suivant la consommation de chocolat avait défrayé les manchettes à travers le monde. Quel est donc l’influence du cacao ou du chocolat sur le poids corporel? Après tout, le cacao n’était-il pas consommé par les Aztèques comme un coupe-faim? Il existe bien des données un peu plus récentes issues de la littérature scientifique à ce sujet. Dans leur ensemble, ces données indiquent entre autres une diminution des taux de ghréline et une amélioration de la sensation de satiété suivant la consommation de cacao ou de chocolat noir. Ces données-là ont été obtenues chez des sujets diabétiques ainsi que des sujets cardiaques. Il est toutefois loin d’être certain que ces résultats se traduisent par une réduction du poids ou une amélioration de la composition corporelle.

Potentiel ergolytique: le cacao et le chocolat noir sont-ils sécuritaires ?

Le chocolat possède des qualités organoleptiques exerçant de puissants effets hédoniques qui sont attribuables à des changements dans les systèmes de opioïdergiques et dopaminergiques. À l’instar d’autres substances, le chocolat noir ou le caco sont de puissants inducteurs du circuit de récompense du cerveau. Cela amène plusieurs à considérer le chocolat comme un aliment addictogène pouvant occasionner une « dépendance au chocolat ». La présence de sucres dans le chocolat est aussi susceptible de renforcer un tel effet. Cela dit, le terme « dépendance au chocolat » doit être considéré comme un terme inexact et trompeur. Le concept d’« envie de chocolat » (craving) paraît plus exact.

Il est souvent fait mention que l’ingestion de chocolat cause l’acné. Qu’en est-il vraiment ? La littérature actuellement disponible à ce sujet indique qu’il est encore prématuré de se prononcer définitivement sur  la relation entre l’acné et la consommation de chocolat. Les données les plus récentes tendent toutefois à corroborer cette relation ; quoiqu’une explication de cause à effet resterait encore à établir. Davantage d’études seront nécessaires pour tirer une conclusion définitive.

À la lumière de sa consommation très courante depuis plusieurs siècles, la consommation normale de cacao et de chocolat noir ne présente pas de souci particulier quant à sa toxicité ; du moins chez l’humain. En effet, il est cependant pertinent de mentionner que le chocolat est toxique chez plusieurs animaux domestiques, dont les chiens, les chats et les oiseaux. Cela s’explique par le fait que ces animaux métabolisent lentement la théobromine, le composé principalement responsable du dit « empoisonnement au chocolat ». D’autre part,  des préoccupations peuvent exister quant à la présence de divers contaminants potentiels : plomb, cadmium, nickel, pesticides ainsi que l’ochratoxine A (une mycotoxine produit un type de moissisure).

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